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Mohamed Siaaliti : Un aventurier amoureux du Racing

Ligue 1
20 Février 2020 16h06

Article qui émane de l'Alsa'Sports Magazine du mois de février disponible en cliquant ICI. Ancien candidat de Koh Lanta, Mohamed Siaaliti, est surtout un grand passionné du Racing Club de Strasbourg. Ancien joueur de football (où il a joué jusqu’en Division d’honneur), il fait désormais partie de l’équipe des consultants de l’émission « Le Club 1906 » diffusée tous les lundis et jeudis sur Direct Racing. « Momo », comme nous le surnommons chez nous, revient sur son parcours et sa passion pour le Racing !

Tu es un grand supporter du Racing ?

En tant que natif de Strasbourg, on suit forcément le Racing !

Tu n’hésites pas à dire ce que tu penses lors des émissions.

En effet, je suis connu pour ça aussi. Je n’ai pas ma langue dans ma poche. En règle générale, quand j’ai quelque chose à dire, je le dis assez facilement. Cela fait partie de mon caractère et je l’assume.

D’où vient cette passion ?

J’ai joué au foot pendant une trentaine d’années, j’ai joué jusqu’en DH en Alsace. J’ai grandi dans une cité, mes parents n’avaient pas énormément de moyens. Un ballon, ça ne coûtait pas cher et on pouvait jouer à plusieurs. C’était notre sport de prédilection si l’on peut dire. J’ai toujours baigné dans le monde du football et ça depuis tout petit. La passion n’était qu’une suite logique.

Tu as participé à l’émission Koh Lanta en 2019, que retiens-tu de cette aventure ?

C’était une émission que je regardais depuis un moment. J’étais devenu un fan de Koh Lanta et ça depuis longtemps. Je me suis dit « Pourquoi pas moi ? ». Pourquoi pas me surpasser, me dépasser, connaître mes limites et les repousser. J’ai tenté ma chance et c’est passé ! J’ai eu la chance d’être pris parmi 30 000 candidatures. Je suis parti durant cinquante jours, de mi-octobre (2018) et je suis rentré début décembre. J’ai tenu trente-et- un jours dans l’aventure sur trente-neuf. Cela reste une aventure hors du commun qui restera gravée à tout jamais dans ma mémoire.

Si c’était à refaire je referai exactement la même chose. C’était dur, je me suis découvert des facettes de ma personnalité que je ne connaissais pas, aujourd’hui j’ai un regard différent sur beaucoup de choses, que ce soit la nourriture, ma famille, etc... Tu te découvres toi-même à travers cette aventure et c’est ce qui m’a plu.

Cinquante jours sans la famille c’est long, mais pour le Racing ?

J’ai une anecdote pour ça justement. On était coupé du monde, pas de réseau, pas de téléphone ni rien d’autre. J’avais un ami d’aventure, Brice, qui était du Pays-Basque et qui était fan de Bordeaux. Quand on était sur l’île on parlait souvent foot et on se demandait quels étaient les résultats. Le premier jour où nous sommes arrivés à Singapour, on a récupéré nos smartphones et la première chose que nous avons fait, c’est regarder les résultats de nos clubs. J’ai eu la grosse surprise de voir le racing en première partie de classement. J’étais fier de voir ce classement.

Ta notoriété a aidé à rencontrer des joueurs ?

Forcément quand tu fais une émission télé qui passe sur TF1 et qui est l’émission la plus regardée dans le pays, ça crée de l’engouement et de la demande. J’ai également une petite histoire à ce sujet. J’étais allé voir un match du Racing et j’étais dans le salon des trophées, la diffusion de Koh Lanta venait de débuter quelques semaines auparavant. Pablo Martinez est venu faire quelques photos et faire un petit discours auprès des supporters. Et là, il me reconnait et c’est lui qui me demande de faire une photo avec lui. C’était vraiment sympa, on a gardé contact et on s’écrit de temps en temps.

En tant qu’amoureux du Racing, quels sont les joueurs que tu apprécies le plus ?

Je suis quelqu’un qui fait attention à l’envie, aux joueurs qui mouillent le maillot et qui ont la hargne sur le terrain, ce n’est pas forcément des joueurs appréciés du grand public, mais moi j’aime bien le capitaine, Stefan Mitrovic. Même s’il est critiqué par moments, j’aime sa discipline et son côté gagneur. J’appréciais beaucoup Jonas Martin qui est parti à Rennes. J’aimais beaucoup cette envie de gagner à tout prix. Ce sont des joueurs qui viennent sur le terrain avec l’envie de tout donner et ça pour moi, c’est primordial quand on supporte une équipe. À Strasbourg on n’a pas des moyens colossaux comme certains clubs, si l’on veut rester en Ligue 1, ça passe aussi par ce genre de joueurs.

Quel regard tu portes sur cette saison du RCS ?

En début de saison, j’ai eu quelques doutes avec la Coupe d’Europe. C’était compliqué à gérer avec plusieurs matches par semaine et avec une chaleur étouffante. Un recrutement qui s’est fait un peu en dents de scie sur la fin, j’attendais de voir l’élimination - ou la qualification - en Coupe d’Europe pour émettre un jugement. Si l’on fait un bilan à l’instant T, je pense que nous aurions été beaucoup pour signer pour cette huitième place (après la victoire face à Monaco) pour fin janvier. On a un effectif plutôt correct, on n’a pas trop à se plaindre. Le vrai bilan sera à faire à la fin. Nous avons un coach qui tient la route, j’espère qu’on le gardera encore.

Niveau business, tu gères le Dubliners à Strasbourg ?

J’ai repris le Dubliners il y a quatre ans et demi, c’était un « pub », mais pas du tout dans l’ère du temps. On a effectué pas mal de travaux. Je suis associé avec mon frère depuis toujours. Avant ça nous avions le Jimmy’s Bar à Strasbourg. J’avais envie de trouver un mélange de bar, restaurant et de sport. Je suis fan de sport en général et le « pub » c’était pour moi le bon moyen d’aligner les trois. On s’est lancé dans cette aventure, on a dix-huit salariés et six cuisiniers, on fait énormément de restauration. On diffuse quasiment tous les sports. Quand on est sportif et que l’on aime manger, on est aux anges.

L’Euro cet été, moment important pour toi ?

Les grandes compétitions telles que la Coupe du Monde ou la Coupe d’Europe ça draine du monde partout. Étant donné qu’on a un bar à typologie « sport », on est plein à quasiment toutes les rencontres du Racing ou de Ligue des Champions. Il y a le tournoi des six nations qui arrive en février, ce sera plein également. Quand on sait qu’on regarde des rencontres à n’importe quelle heure, on sait qu’au Dubliners elles seront diffusées. C’est notre force, nous sommes ouverts sept jours sur sept, trois- cent soixante-cinq jours dans l’année. On cuisine jusqu’à minuit en week- end et en continue la journée.

Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite ?

La santé, c’est la base de tout. On l’a encore vu récemment avec Kobe Bryant qui est décédé et qui sortait tout juste d’une incroyable carrière sportive. Une réussite professionnelle car ça va forcément avec et pour finir, un maximum de victoires du Racing !

A propos de l'auteur

Jonathan Helbling

Co-fondateur du Direct Racing et d'Alsa'Sports, le sport c'est ma passion et je ne souhaite qu'une seule chose, vous la faire vivre au travers de nos sites en vous offrant l'information gratuitement !

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