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Un point, deux constats

Ligue 1
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14 Avril 2019 21h05

La 32ème journée de Ligue 1 réservait des retrouvailles entre Strasbourg et Guingamp. Il y a deux semaines, les deux formations se départageaient le sort de la Coupe de la Ligue aux tirs aux buts. Hier soir, elles se retrouvaient en championnat. Encore une fois, la rencontre n’accouchait d’aucun vainqueur mais le contenu lui, fut bien différent.

A commencer par le score, qui s’est terminé cette fois sur 3-3. Loin de l’ennui (avant l’ivresse) connu à Lille, la Meinau a pu hier soir exploser et vibrer trois fois. A contrario, elle a également tremblé à trois reprises.

Actions, réactions

Dans un début de match timide et cadenassé, les actions se faisaient rares. Kenny Lala allumait la première mèche d’un centre tir dévié en corner par un Caillard attentif avant de voir Ajorque manquait de précision sur un service « caviardesque » de Prcic. Hormis une reprise de Da Costa non cadrée en fin de rencontre, le Racing se sera montré diablement efficace sur ses autres occasions. Après son manqué, Ludovic Ajorque réglait la mire par deux fois pour égaliser tout d’abord sur une nouvelle offrande de Prcic. Puis, à l’orée du dernier quart d’heure, il réalisait un vrai geste d’attaquant pour glisser le cuir entre les jambes de Caillard et donner un avantage que tout le monde pensait alors définitif. Entre temps, Sanjin Prcic avait pour la seconde fois de la rencontre égalisé d’une frappe limpide aux seize mètres.

Trois buts, six frappes cadrées, le Racing a une nouvelle fois fait parler son talent devant le but. Surtout, elle a déjà inscrit 54 buts cette saison, ce qui place la formation alsacienne deuxième dans ce classement.

Surtout, elle a réussi à conclure ces actions en profitant du bon travail de ces joueurs latéraux, puisque sur les 21 centres effectués durant la rencontre, deux se sont directement transformés en offrande. Pour le troisième but, c’est un centre de Grandsir qui a été mal repoussé par la défense de l’EAG, ce qui a permis à Prcic de se retrouver dans une situation idéale.

Malgré tout, le Racing a une nouvelle prouvé une chose : cette équipe a une capacité de réagir face à bon nombre de situations. En revenant par deux fois au score, qui plus est à chaque fois dans les cinq minutes ayant suivies le but guingampais, elle a donné l’impression de pouvoir disposer « aisément » de son adversaire. Le troisième but ayant lui dû signifier la fin des espoirs bretons.

Mais se battant pour leur survie, Guingamp a lui aussi puiser dans ses ressources, non sans quelques coups de pouces alsaciens.

Des oublis, sanctionnés de suite

Avec trois buts encaissés devant son public, difficile de s’imposer. Ce samedi soir, le Racing s’est montré moins concentré et appliqué de ce côté du terrain. Efficace face à Reims et Paris, elle a cédé tout d’abord sur un coup franc de Pedro Rebocho repris par un Marcus Thuram, pas assez "serré" : dans les six mètres, la principale menace de l’EAG s’est retrouvée bien trop seule. Idem sur le second but où ce même Rebocho avait tout le temps de centrer au second poteau pour Lucas Deaux, lui aussi pas vraiment gêné pour permettre à Guingamp de mener 2-1. Enfin, l’égalisation de Sorbon, lui aussi seul pour reprendre de la tête une première tentative repoussée par la transversale d’un Matz Sels, lui aussi pas à son avantage hier soir.

Pourtant, les Bretons ne se sont pas montrés très dangereux durant la rencontre. Au contraire, ils ont profité de quelques largesses alsaciennes ou, par moment, d’un certain manque de justesse technique.

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Julien